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mardi 20 juin 2017

Marineland, par ici la sortie !

Billet invité d'Isa vdWende


Beaucoup de félicitations… mais également de reproches récurrents ! à la lecture de moults commentaires suscités par les multiples diffusions d'une simple photo qui fait un gigantesque buzz inattendu sur Internet (*), au point d'atterrir sur le Huffington Post et d'être également reprise sur la presse locale (Nice-Matin en l'occurrence) - et même la TV nationale (BFM) - pour décliner une sortie scolaire (vers un lieu largement controversé... et en déclin !).

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Nice-Matin du 18 juin 2017

Il est assez amusant de constater, que lorsqu'on n'a pas grand-chose à pouvoir redire sur le fond, l'on s'attaque à la forme.
Ainsi taxée de « vantardise » pour avoir, comme n'importe quelle maman lambda, publié sur son mur Facebook, une anecdote personnelle (comme si avoir des valeurs envers les Animaux et les mettre en oeuvre au quotidien devait être honteusement caché ?!), entre divers conseils en « éducation », en « communication », et critiques surprenantes, (de la part de personnes qui n’auraient probablement elles-mêmes jamais osé lever le petit doigt), et même des insultes !  l'auteure se voit également reprocher de la « condescendance ».
Ce qui ne manque d’ailleurs pas de sel (marin ?) en comparaison de la condescendance paternaliste bien souvent renvoyée aux défenseurs d’animaux, eux aussi jugés qualité et quantité négligeable, de par la supériorité que s’octroie l’Homme « bien pensant » martyrisant cependant sans vergogne ni remords ses voisins généalogiques.

Certes, une « instit’ » qui se reprend incisivement dans les canines le réel contenu de la sortie prévue, telle l’enseignante enseignée, qui plus est par une mère d’élève, cela n’est pas forcément plaisant mais c'est un fait : à l'heure où l'Ecole de la République se prend les pieds dans le tapis, (comme il y a peu un toréador funestement dans sa cape « de lumière » !), pour, à côté de connaissances académiques, espérer inculquer aux enfants empathie, savoir-vivre ensemble, et laïcité, il est grand-temps que les parents - qui n’ont eux nulle vocation à puérilement « faire plaisir à la maîtresse » - rappellent leur propre rôle dans l'éducation de leurs enfants quand l'école se mêle en toute inconscience conformiste spéciste et dogmatique, de dévoyer ces mêmes valeurs, à commencer par Liberté Egalité Fraternité !

C’est pourtant poliment, et avec douceur (que je n’ai guère), que ce refus a été exprimé didactiquement, afin de faire émerger une réflexion qui n’a sans doute pas eu lieu jusqu’à présent, sur une aberration incontestable (que l’institutrice n’a d’ailleurs aucunement contestée dans sa réponse laconique mais tout aussi courtoise, l’assurant de sa compréhension).
Il ne s’agit nullement d’une « attaque » ni d’un « règlement de comptes » irrespectueux, l’anonymat de l’école ayant strictement été respecté, seuls les protagonistes divers se reconnaîtront, et le « mot » a été dûment reçu en direct par sa destinataire, auquel elle a répondu par le même canal du carnet de correspondance, medium classique et attendu pour recueillir les signatures et autorisations parentales diverses.
Je vois mal ce qu’il y a de « pompeux » dans la formulation, on ne peut guère plus simple et élégante - à moins d’avoir puisé ses cours de français élémentaire en traînant trop sur Facebook ?! - on peut décemment supposer et se rassurer, qu’une maîtresse d’école, elle, ne devrait pas être heurtée par un style littéraire.
Un adorable « coeurdialement » de conclusion est très poétique comme néologisme, aussi peu agressif que caustique - et certainement pas de nature à déclencher des foudres, dévoilant au contraire la sensibilité de cette jeune femme pacifique, n’ayant pas pu échapper préalablement à l’école, étant donné la date au calendrier - ni à tout curieux de sa page Facebook qui incite à une grande zénitude ! et telle qu’elle m’est également apparue en la contactant personnellement.


Surprise de cette polémique, mais en fin de compte satisfaite de la visibilité imprévue, qu’ aussi bien ses ardents supporters, que ses détracteurs, en étonnants Social Justice Warriors improvisés et héraults auto-proclamés de l’Ecole primaire, se chargent de lui donner, A. a arrêté de donner suite aux éclaboussures de ce court pavé dans la mare (in Land !). Elle m’accorde toutefois volontiers l’autorisation de rebondir sur ce blog.

Un commentaire (**) en particulier a retenu mon attention, et mérite un développement sur le fond.

P.P. « Persuadée que les enfants ont conscience de la détresse animale, cette maman a bien fait, si tel était le choix de son fils. Par contre, on peut s'interroger sur le but de dévoiler ainsi  son mot  d'excuse.
De plus, quel est l'intérêt pédagogique de ce genre de sorties (cf instructions officielles) ?
En zep, nos élèves vivant dans des squats et autres joyeusetés rêvaient d'aller au parc Astérix, on a, donc produit un projet pédagogique pour le  moins improbable sur la conquête de la Gaule, et donc l'intérêt historique de cette sortie, on en pleurait  de rire et de prises de tête en salle des maîtres. L'inspecteur, humaniste, grand seigneur et pas dupe, a validé. Un excellent moment pour nos élèves  o_0 »

Il est totalement navrant que le Parc Astérix, essentiellement dédié à l'amusement des visiteurs sous forme aquatique dans des embarcations, commette cet amalgame absurde entre le thème d'une BD humoristique n'ayant rien à voir avec les dauphins mais exhortant à la liberté et la résistance contre la loi du plus fort ! ET un « spectacle » débilitant d’êtres intelligents emprisonnés arbitrairement et asservis jusqu'à leur mort, puisque telle est la volonté actuelle des exploitants/teurs... tels les Jeux Romains pourtant dénoncés caricaturalement dans cette même BD ! C'est aussi cautionner et rentabiliser cet esclavage que d'y payer une entrée.
Un « but pédagogique » - même déguisé - est-il vraiment suffisant pour le justifier ? même si je suis la première à féliciter une recherche d’intérêt et de motivation avec préparation d’une classe pour une sortie « à thème » pertinente - ce qu’a toujours privilégié ma propre mère dans sa pratique professionnelle.

A titre personnel, nous ignorions la présence de ces dauphins lorsque nous y avions amené, en toute innocence, nos enfants en sortie familiale, cependant et dorénavant, ceux-ci n'y mettront plus les pieds tant que cette « attraction » saugrenue persistera, (et selon leur propre aveu, ce n’est même pas si amusant que cela de passer son temps à se faire mouiller).

Le Marineland d'Antibes n'ayant, quant à lui, rien d'autre à exhiber qu'un bagne d'animaux qui n'ont strictement rien à faire là et encore moins sous le climat torride de la Riviera (orques arctiques ? ours polaires ?!), dans une scandaleuse exiguïté, forcés à exécuter des acrobaties sur commande ou tourner en rond, pour une « pédagogie » nulle et non avenue sur des animaux captifs et privés de tout ce qui leur est essentiel ! aucune hésitation à avoir pour boycotter ce mouroir de la honte - qui plus est pour une sortie de fin d’année, n’ayant plus aucun lien avec l’enseignement lui-même en toute fin juin quel que puisse en être le contenu culturel. Il s’agit de divertissement pur, et d’imaginer ce qui pourrait « plaire » aux enfants et les occuper toute une journée conviviale…

Encore heureux ! que certains de ces enfants, perçoivent d’eux-mêmes, et parfois de façon plus aiguë que les adultes de leur entourage, sans même le devoir à leur éducation, l’incongruité qu’il pourrait y avoir à trouver plaisant de contempler des prisonniers innocents, voire en tant qu’enfant, d’assister à une démonstration d’obéissance forcée pour de futiles motifs - en plus de ne pas être dupes de l’ineptie d’une piscine de pacotille comparée à l’immensité de la Mer.

Il est encore plus heureux ! que d’autres Enseignants apprennent à apprécier l’importance du respect envers les animaux marins, sans rien manquer pour autant de leur physiologie ni de leurs besoins dans le Grand Bleu, au lieu de susciter et encourager l’égoïsme la lâcheté et la paresse de se les voir livrés sur un plateau d’échouage pour aller les regarder comme un musée vivant, et pire ! s’en amuser.

[ Remerciements chaleureux à mon amie Chiara, professeure qui ne tombe pas dans le panneau... publicitaire ! pour son investissement, non à traîner des élèves dans un delphinarium, mais à leur enseigner la valeur de la liberté et de la responsabilité des humains envers les cétacés pour la leur assurer.
Remerciements cordiaux à sa jeune élève Virginia, qui m’a permis de reproduire son magnifique dessin, qu’elle a eu selon ses propres dires un immense plaisir à réaliser en classe-même avec ses camarades, sur le thème des dauphins captifs… ]

<<<<< dessin d’école responsable >>>>>
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Alors bravo à cette Maman et son jeune Fils, et leur courage, d’oser braver le diktat non-écrit, lui, qui consiste bien souvent à « ne pas la ramener » auprès d’un maître d’école, abusivement considéré comme seul maître à bord dans des choix pédagogiques hors-programme (pusillanimité parfois séquelle d’un autoritarisme mal vécu par les parents eux-mêmes en tant qu’ anciens élèves). Il est déjà parfois suffisamment difficile de faire valoir son libre-arbitre, comme par exemple dans le cas de vaccinations imposées contre la volonté de la famille, pour ne pas se croire obligés de se soumettre à une décision qui ne présente aucun caractère obligatoire ni réglementaire.

Appelons un dauphin un dauphin ! Agir individuellement contre des habitudes collectives nocives mais hélas ancrées, s'insurger contre les « traditions » cruelles sans fondement ni utilité, et les dénoncer personnellement, plutôt que les subir ou se contenter de d’y soustraire discrètement avec de faux motifs, est la clé des changements de société.

Merci à cette Maman et son jeune Fils, et leurs valeurs de compassion, de refuser sans docilité ni ambiguïté, par cette initiative… sarcastique, la complicité complaisante envers la souffrance imposée à des Animaux, exemples à adopter du courage de résister et s'opposer à la mentalité ambiante de « normalité » de la fréquentation d'une institution locale promue par une Institution nationale, sans remettre en cause à quel point elle est, justement ! anormale et amorale.

L'Education Nationale porte une grosse responsabilité à pérenniser des « sorties » payantes, enrichissant non l'intellect des bambins qui leur sont confiés, mais les tenanciers et actionnaires de cette activité sordide.
[ Voir un précédent article de ce blog, datant d’il y a presque un an déjà - mettant en exergue la collusion plus ou moins volontaire, de l’Ecole et du marketing agressif du Marineland ciblant les enfants : http://stop-marineland-antibes.blogspot.fr/2016/07/supplique-aux-enseignants_2.html ]

Gageons que ce Monde Enseignant, maintenant informé que toutes les familles, et encore moins tous les enfants, ne souhaitent pas applaudir des deux mains de consternants spectacles ni de s’y faire emmener, réfléchira à deux fois, avant d'organiser de telles sorties collectives, sur le but réellement recherché, devançant une sortie ! de la scène « récréative »,  de ce cirque aquatique avec animaux sauvages, amené à fermer à terme alors qu'il n'aurait jamais dû ouvrir, suite à un Arrêté reconnaissant de fait la maltraitance de ces orgueilleuses mais minables installations, et le mettant hors des normes désormais exigées.

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======== Exemple de commentaires sur FaceBook (17 juin)  =============

HB J'entends et je comprends votre cause. Par contre je ne valide pas du tout votre façon de faire. Autant le mot est compréhensif autant le mettre sur Facebook pour faire la maline ne me semble pas digne des valeurs de vous prônez. Une sortie de classe c'est un projet sur du long terme, c'est de l'organisation et de la bonne volonté. Vous faites votre buzz sur le dos de la maladresse de l'enseignante. Pas très zen tout çà.

PP je ne vois pas le rapport car "la maladresse "de la maîtresse n' est pas mise en cause puisqu' elle ne fait que le travail qu' on lui a demandé de faire. Ce post est, pour moi, un exemple a suivre de quelqu' un qui respecte ses propres valeurs avec franchise et intégrité .Valeurs qui sont, il faut le reconnaître, admirables !

HB
PP pour moi la réponse est certes franche mais elle n'est certainement pas admirable. Pas au point d'aller en plus se venter. Il s'agit juste de refuser une sortie scolaire ... Prendre le boulot d'une personne, le démolir par écrit et publier le tout à la face du monde çà n'est pas admirable.

IW
HB ah parce que maintenant il faudrait avoir honte ?
de s'opposer au "système établi "- celui qui consiste à ce qu'une gourde trouve sans doute "admirable" de traîner les gamins de sa classe "admirer" des esclaves en boîte au motif qu'elle est "enseignante" ?! bravo "l'enseignement", et si c'est elle qui prend une belle leçon professionnelle, retour à l'envoyeur ! moi si, j'admire ! peut-être qu'elle prévoira autre chose qu'une sortie de m... la prochaine fois.

FB
Je rejoins HB. La cause est plus que défendable mais ce n'est pas en mettant la tête des gens sous les colibets et moqueries qu'on change leur vision des choses au contraire. Les instituteurs font aussi de leur mieux et à mon sens la façon de faire est irrespectueuse et hautaine. Peut-être même condescendante. Prendre une leçon de moralisation n'aura qu'une seule conséquence. Cette institutrice n'organisera plus de sortie scolaire....

HB
IW Que rajouter de plus ? Vos propos illustrent tellement ce que je dénonce…

MB
La Direction de la Communication de Marineland nous avait pourtant prévenu…
STOP-MARINELAND-ANTIBES.BLOGSPOT.COM

IW
HB ici ce qui est "dénoncé", c'est l'indigence de la réflexion préalable des organisateurs, entre "amusement" prodigué (?!), récompense de fin d'année aux enfants (chacun son truc, les dauphins ont du poisson mort pour avoir "bien travaillé"), strict inintérêt pédagogique même pour les SVT et à travers cela, enseigner... le manque d'empathie envers AUTRUI (celui qui est enfermé à vie pour distraire la galerie, pas les instits conscients de leurs responsabilités, qui n'ont aucune raison de se sentir visés)... si c'est de la con-descendance, le préfixe n'est pas de mon fait.

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NOTES
(*)  il devient impossible d'établir un press-book exhaustif de ce raz-de-marée médiatique !
(** ) commentaire supprimé en ligne après la parution de cet article

NDLR 1 : Le problème de la propagande du Zoo Marin assurée par l'Education Nationale a déjà été évoqué plusieurs fois sur le Blog, pour se reporter aux billets sur ce thème, cliquer sur l'index «Education Nationale» ci-dessous.

NDLR 2  : le fait n'est pas nouveau comme on le constatera également ICI et encore LA

samedi 2 juillet 2016

Supplique aux enseignants


La Direction de la Communication de Marineland nous avait pourtant prévenu dans son organe de promotion officiel du 11 avril 2016 (Page 2 / Virage sur la pédagogie).
Son virage pédagogique est donc opérationnel depuis le 21 mars.

Pourtant, voilà t-y pas que les flèches du marketing récréatif nous pondent sur la nouvelle page de leur site Internet le tout nouveau sémillant concept de « PÔLE JEUNESSE » que l'on ne manquera pas d'appeler via un numéro de téléphone évidemment surtaxé, il n'y a pas de petits profits qui tiennent… même quand il s'agit d’éduquer notre belle jeunesse.

 

Le Pôle lorgne goulûment sur l'Education Nationale, convoquée donc ici pour participer à sa retape commerciale.
C'est en effet dés le plus jeune âge qu'il faut entreprendre le formatage à haut retour sur investissement des petits cerveaux de nos marmots afin de les fidéliser dans l'œuf… en éthologie on appelle ça «l'imprégnation».
Demandez aux dresseurs éducateurs… il vous expliqueront.

Marineland ratissait déjà intensivement aux deux extrémités de sa chaîne alimentaire, les anciens avec les Maisons de Retraites, et bien sûr…  nos chers petits.


avec une imagerie éculée, mais dont l'efficacité a été éprouvée de longue date.

Contexte

Marineland cible désormais officiellement et ouvertement le fournisseur officiel de matière première : l'Education Nationale, chargeant ses prescripteurs, à savoir les professeurs de collège et les professeurs des écoles d'alimenter son commerce archaïque et de relayer les grosses ficelles d'une «pédagogie» qui n'est qu'une accumulation réchauffée et dévoyée de pseudo-sciences.
Le Pôle Jeunesse Marineland témoigne de la vocation pédagogique voulue par les fondateurs du Parc dès sa création, et de l'attention particulière portée aux jeunes.
Parce que nous avons la conviction que l'apprentissage dès le plus jeune âge favorise le respect et l'amour des animaux et de leur environnement.
Source
On s'amusera au passage de la cohérence du discours évoquant la «vocation pédagogique voulue dés sa création» soit en… 1970, mais mise en application en 2016 (d'après Pravda-Matin cité plus haut), ceci après quelques menus changements qui l'ont fait passer du statut d'entreprise individuelle au rachat par une Multinationale de la Fête Foraine (Parques Reunidos) dont les gestionnaires sont des tauliers venant de l'Hôtellerie… de masse.

Ahh ! pédagogie quand tu nous tiens !

Bernard Giampolo (Ancien Boss viré à la suite des inondations et désormais rattrapé par des remords tardifs) était pourtant très clair en 2008 sur la finalité du bétail aquatique sous sa responsabilité :
«industrialiser le process événementiel»
«Sa vocation (Marineland) est de proposer des séjours incluant la visite de Marineland avec des nuitées d'hôtel.»
La rentabilité d'un parc se marie-t-elle avec des activités de recherche et de préservation des espèces?
«Clairement non.
Nous dépensons pas loin de 500.000 € par an pour nos activités de recherche et de pédagogie.
Le CRC Marineland (Centre de recherche sur les cétacés, ndlr) emploie des chercheurs et des thésards à plein-temps qui mènent leurs propres campagnes en mer.
Si une partie des recherches est sponsorisée, nous prenons en charge le reste.
Donc oui, cela impacte notre rentabilité... mais finalement, peu importe!
On ne peut pas légitimer un parc comme Marineland, le plus gros parc marin en Europe, sans y associer la recherche et la dispense pédagogique.
Ce serait une hérésie.
A nous de gérer ce parc au mieux pour qu'il reste rentable. »
Quant à ce virage du «spectacle» à l’«éducatif», c'est une farce sinistre, un écran de fumée sans consistance vite dissipé comme l'illustre si bien la vidéo d'Aurore Delacroix réalisée pendant une opération «porte ouverte» fin juin 2016.
Ou encore, mais cette fois involontairement dans ces vidéos publiques réalisées et commentées par une population affligeante de vacuité mais toute ébahie de la volée de bois verts reçue en retour, alors que tous semblent désespérément incapables de relier deux stimulations du cerveau pourtant à l'évidence si contradictoires. (Il vous faudra suivre ces deux derniers hyperliens pour comprendre et prendre la mesure du gouffre).

 

La faute à l'éducation…

On ne s'en étonnera pas au regard de cette promotion offerte par un groupement d'achat d'enseignants et proposant aux collègues l’offre Marineland depuis des semaines (16 avril 2016) et dont son enseignant d'administrateur, interpellé sur cette dérive marchande leur faisant confondre une usine à fric avec une entreprise culturelle ou un musée, n'a su produire que cette réponse qui glace le sang :
Bonjour et merci pour vos commentaires.
Chaque jour notre équipe essaye de répondre au mieux aux demandes des collègues.
Si une décision de justice pointe ce parc et d'autres pour de la maltraitance d'animaux merci de nous transmettre vos informations par mail à contact@avantages-enseignants.fr.
Bien sur nous supprimerons ce type de partenaires.
A très vite sur avantages-enseignants.fr
Autrement dit :
« On ne voit rien, on n'entend rien, on ne cherche pas à comprendre, c'est pas notre problème, nous pensons comme on nous dit de le faire »
Juif en 1942, avec un prof et voisin de palier de ce calibre… j'aurais eu très peur qu'il se réfère strictement aux règles de Vichy ! (On me dira en coulisse que j'agresse les susceptibilités pourtant habituellement frappées de cécité, mais on peut mettre en 42 1/2 comme pointure, la marque Godwin est une valeur sûre).

On aurait donc coupé l'électricité de nombreux Gardiens de l'Esprit des Lumières et c'est ainsi qu'on laisse prospérer sans résister la Banalité du Mal.

Nombre d'enseignants eux-mêmes déjà formatés sont donc incapables d'exercer l'analyse, l'esprit critique, bref leur responsabilité suprême qui est celle d'ouvrir l'esprit de nos enfants afin d'en faire des citoyens avertis, conscients du Monde qui les entoure, et… responsables.

Enseignants, Marineland a décidé de faire de vous les auxiliaires zélés de sa caution morale.

Accepterez-vous en conscience jouer le rôle de la «blouse blanche» ?, l’argument d’autorité de mèche avec le commanditaire dans ces variations quotidiennes de l’Expérience de Milgram (1) que sont les simulacres grossiers de «nature» mis en scènes par le zoo marin ?

Ne perdez pas de vue alors que contrairement aux acteurs de cette expérimentation les souffrances et misères des bêtes de foire de Marineland sont elles…bien réelles.

(1) «Experimenter», le film :
En 1961, à l'Université de Yale, le professeur de psychologie Stanley Milgram conduit une expérience sur la question de la soumission à l'autorité qui deviendra la célèbre "Expérience de Milgram".
Très vite les résultats de ses recherches et les méthodes employées dérangent et déclenchent une vive polémique.
Dénigré par certains, admiré par d'autres, le scientifique affronte la tourmente.
 

STRATEGIE DE MANIPULATION

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.
«La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures».

Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»

Monde enseignant réveille toi ! 

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Décryptage d'un exemple de «pédagogie» selon Marineland :
« Le Marineland d'Antibes au secours des Vaquitas »