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vendredi 21 février 2020

Marineland ou la lamentation des hypocrites

Billet invité de Selva Sauvage

« Nous avons l'immense tristesse de vous annoncer le décès de notre grand dauphin de 40 ans Lotty »…

…nous communiquent ses bourreaux.
Le très révélateur emploi de l'adjectif possessif «notre» ne nous échappe pas, il achève de sceller, dans les termes, l'objet de leur propriété.
« C'est un vrai coup dur pour toutes nos équipes animalières qui dédient leur vie à ces animaux et ont veillé jour et nuit sur Lotty »…
…continuent-ils.
«Animalières», «animaux» et oui ce ne sont que des animaux après tout, et en plus il faut s'en occuper de ces bestioles, ça demande beaucoup de boulot...

Rappelons que les «animaux», dont ils parlent et s'octroient la propriété, n'ont rien demandé à personne, sauf à vivre comme leurs congénères Sauvages une Vie indépendante et trépidante, parcourant Libres des milliers de kilomètres dans les Océans et les Mers !

Les matons d'Antibes seraient-ils subitement enclins à la dépression devant les morts qu'ils infligent ?
Auraient-ils besoin des antidépresseurs qu'ils distribuent si généreusement à leurs bagnards ? (1)

Il est vrai que depuis son ouverture en 1970, 47 morts (déclarés) sont à déplorer rien que chez les Cétacés dans ce parc.
Ce qui fait quand même, en moyenne, un gros cadavre de Dauphin ou d'Orque à sortir des bassins et à véhiculer jusqu'à l'équarrissage tous les ans, ça finit peut-être, à la longue, par peser, un peu lourd, sur les consciences ?
Enfin on peut toujours l'espérer...
Lotty vient donc de mourir à 40 ans, après avoir servi pendant 37 ans l'industrie du «divertissement» humain.
Mais ce que ses tortionnaires oublient volontairement de dire à leurs visiteurs, c'est qu'elle faisait partie des trois dernières Delphines de leurs bassins à avoir été capturées dans leur milieu naturel.

En effet, Lotty, mais aussi Sharky et Malou toujours emprisonnées à Antibes, sont nées Libres et ont été arrachées à leurs familles pour être exploitées dans les delpinariums.

Lotty et Sharky nées sauvages en Floride ont été capturées en 1983 à l'âge de 3 ans, et Malou née sauvage à Cuba a été capturée en 1985 à l'âge de 5 ans.
Lotty, avant d'aboutir à Antibes en 2005, avait d'abord «vécu» dans 2 delphinariums anglais, puis avait été transférée de Kolmarden en Suède.
Elle a mis au monde, ou plutôt devrait-on dire au bassin : Lotus (envoyé dans un parc marin au Portugal), Lyraqui (restée à Kolmarden), Fenix (mort à Antibes), et au moins un autre petit mort peu après sa naissance le 1er janvier de cette année 2020.
Son fils Fenix avait été transféré avec elle depuis la Suède jusqu'à Antibes où elle dû assister à sa mort le 10 octobre 2009, à l'âge de seulement 8 ans.

Sharky est l'amie d'enfance de Lotty. 
Elles ont été capturées toutes deux en Floride, ont séjourné au Flamingoland d'Angleterre (2), avant d'être transférées ensemble en Suède puis à Antibes. 

À Kolmården en Suède, Sharky a donné naissance à Daphne et à Max, tous les deux sont mort là-bas, Daphne y a vécu 12 ans et pour Max on ne connaît bizarrement que son année de naissance en 2001. 
À Antibes, elle a mis au monde trois Delphineaux : Mila-Tami en janvier 2007 et morte à l'âge de 8 ans seulement, un petit mort-né le 30 mars 2010, et Jo le 8 juin 2011, une dauphine qui tourne toujours dans les bassins à ses côtés.

Il faut imaginer la tragédie que la mort de Lotty doit représenter pour Sharky qui a partagé toutes les épreuves de la captivité avec elle et représentait son dernier témoin de leur enfance en Liberté.

En 1993, grâce aux campagnes acharnées des activistes anglais, quand le Flamingoland dû fermer ainsi que tous les delphinariums d'Angleterre, trois Dauphins eurent la chance inouïe de pouvoir recouvrer leur Liberté. 
En effet : Rocky, Missie et Silver bénéficièrent d'une réhabilitation très réussie dans les eaux des Caraïbes, accueillis par le dauphin solitaire Jojo, après avoir été respectivement détenus 20, 22 et 15 ans. 
L'adage bien connu «quand on veut, on peut» est ainsi extrêmement joliment illustré, n'est-ce pas ?!... (3)

Malheureusement pour Lotty et Sharky, la générosité du public n'a pas été jusqu'à financer leur réintroduction et elles furent donc expédiées en Suède.

Malou, a elle été capturée dans les eaux de Cuba en 1985. 
Elle a «vécu» dans divers aquariums, avant d'arriver à Antibes en 1991 afin de remplacer deux Dauphins décédés la même année : Coraline et Roissy. 
Elle était la maman de Cornelius, né le 28 mai 1993 et mort 25 juillet 1995 à tout juste 2 ans toujours dans les bassins d'Antibes. (4)
Lotty et Sharky ont donc passé les trois premières années de leur vie dans l'estuaire de Charlotte Harbor, au sud-ouest de la Floride, qui est «un paradis pour les dauphins» qui y demeurent depuis des siècles. 
L'eau douce de deux rivières s'y mêle aux flots salés du Golfe du Mexique, faisant naître de vastes prairies marines peuplées de crustacés et de poissons.

Les clans de Dauphins se répartissent en petits villages marins, semés dans l'entrelacs d'îlots et de lagunes. 
Les eaux sont calmes, chaudes et peu profondes, les voyages limités à des visites entre voisins, la vie paisible, le temps suspendu. 
Lotty et Sharky vivaient là quand elles étaient petites. 
Elles jouaient à se poursuivre entre les racines des palétuviers, effrayaient les échassiers perchés sur le rivage en leur jetant de l'eau, et auraient pu grandir dans leur mangrove subtropicale et y devenir mères puis grand-mères.» (5)
Pour faire passer la pilule de tout ce que ces individus ont vécu et auraient pu vivre, pour qu'ils oublient tous leurs enfants et congénères morts ou malades à leurs côtés, pour qu'ils tuent l'ennui et les désirs, pour qu'ils effectuent jusqu'à la mort les chorégraphies stupides afin d'obtenir leur pitance sans faire de vagues, pour endormir leurs douleurs physiques et psychologiques, heureusement, comme dans tout bon centre de détention (ici à perpétuité), il existe : la pharmacie...







#MARINELAND2020CESTLAFIN

#Antibes

(1) https://www.dauphinlibre.be/la-petite-pharmacie-du-marinel…/
(2) https://www.cetabase.org/captive/cetacean/marineland-antibes
(3) https://one-voice.fr/…/sharky-et-lotty-doyennes-des-dauphin…
(4) https://www.cetabase.org/captive/cetacean/marineland-antibes
(5) https://one-voice.fr/…/sharky-et-lotty-doyennes-des-dauphin…  

Excellent article, également d'Yvon Godefroid.

mercredi 7 juin 2017

La complainte du dresseur de Marineland

Billet invité d'Isa vdWende


Video sur le site de France3
(article du 01/06/2017)

« Qui peut me dire qu'ils ne sont pas bien ? »

…peut-être les dauphins eux-mêmes, qui meurent à la chaîne des conditions non physiologiques de la captivité ?! (ce soigneur a la mémoire courte s'il exerce là depuis 25 ans ! (1) ) mais sont remplacés discrètement par des inséminations - enfin quand cela n'aboutit pas à des morts-nés, ou des morts de bébés (comme encore récemment à Planète Sauvage).
Pour le reste ma foi, c'est trop facile de se boucher les yeux pour ne pas voir la détresse et les stéréotypies, les brûlures du soleil et du chlore, les morsures de conflit et les blessures contre les obstacles...
Comme ils ne s'expriment pas en langage humain, c'est trop facile de ne pas écouter pour ne pas entendre, mais peut-être que son ouïe d'humain bien que très peu développée par rapport à un cétacé, a également souffert des spectacles tonitruants et autres pyrotechnies blessantes auxquels ont également été soumis ces esclaves depuis ces mêmes années d'incarcération forcée ?!

« Côtoyer le monde scientifique » (celui qui paie pour faire des expériences chez Marineland, ce qui rapporte en plus des spectacles ?!) ne décerne aucune qualification ni compétences vétérinaires pour juger de l'état de santé physique et mental de ces êtres supérieurs privés de l'immensité des océans planétaires, aussi bien en surface qu'en profondeur, ridiculement non respectée dans les aquariums de ce parc (quand bien même fussent-ils mis aux normes minimalistes du nouvel Arrêté sous 3 ans).

Qui le dit ? une légion de biologistes indépendants non rémunérés par ces parcs, dont la très connue Docteure Ingrid Visser, qui a consacré ces mêmes 25 années à une observation en milieu naturel d'individus libres, lui permettant une comparaison sans conteste et une expertise professionnelle mondiale.

Qui le dit ? entre autres (2) , Ric O'Barry, un ex-dresseur, qui se repent désormais d'avoir initié le goût immodéré du public à admirer les cabrioles de cétacés, en ayant dressé les actrices du film Flipper, avec une expérience hélas bien plus importante, que ce consternant quart de siècle rémunéré à pérenniser l'atrocité de ce vol de liberté et de libre-arbitre contre euros trébuchants...  trébuchant surtout sur l’inadéquation de structures artificielles peinant à les maintenir en vie. 

Est-ce l'hypocrisie ou la bêtise, qui pousse dans un même élan, à affirmer que « ces animaux s'adaptent énormément »... contre toute évidence en ce qui concerne leur béton  « natif » et surtout sans autre choix, et leur dénier cette même adaptabilité pour leur refuser une mise en liberté inscrite dans leurs gènes, dont ils n'auraient jamais dû être privés, ainsi que vouloir continuer à créer de nouveaux prisonniers « à tout prix » (celui dérisoire de son salaire, extrême celui de la réclusion, la reproduction forcée et l'exploitation d'êtres sentients reconnus comme des personnes non-humaines en Inde) ?!

Déclarer qu'ils n'aient « rien connu d'autre » - à qui la faute ?! - pour justifier l'inertie, revient à refuser l'aumône à un pauvre hère au motif qu'il n'a toujours connu que la misère : plus encore qu’agrandir les bassins, c'est la mentalité restreinte d'esclavagiste cupide et d'abus de position dominante des complices des actionnaires étrangers, à qui ces maltraitances rapportent en bout de chaîne, économique plus qu’alimentaire, qu'il faudrait abolir !

Il est sans doute plus aisé d'arrêter d'inséminer du sperme que d'insuffler une lueur de moralité à laquelle l'idée saugrenue d'enfermer un jour des cétacés dans du chlore a manifestement échappé, et échappe encore entre les rares neurones de ces dresseurs de cirque aquatique, utilisés à l'insu de leur plein gré, au mieux comme maquereaux prostituant pour un parrain des femelles enceintes et leurs enfants séquestrés, ou pire encore, comme tortionnaires volontaires échappés... d'un laboratoire de Milgram (3).

Le chlore lave plus blanc les blouses blanches, mais pas les cerveaux.

« Nous et nos enfants sommes nés pour mourir, mais aucun de nous est né pour être esclave » 
- Laurence Sterne - Maximes pensées & lettres (1768)
••••••••••••••••••••••••••••

(1) Un exemple de vie gâchée parmi tant d’autres...
(2) On aurait également pu citer John Hargrove, ex-dresseur à Seaworld ET au Marineland d'Antibes, par ex. ici ou là ...
(3) Voir ICI à la fin du billet sur ce blog.

mercredi 12 octobre 2016

La « Culture d'entreprise » versus « l'air du temps »



Le 3 octobre, date de l'anniversaire de la catastrophe qui dévastait (entre-autres !) le Marineland d'Antibes, sa Direction avec l'à-propos qui la caractérise publiait cette offre de job chez Pôle-Emploi. (voir en bas de page)
 

Le beurre, l'argent du beurre et le…

On en retiendra qu'un « BAC+5 et plus », la pratique correcte de l'anglais, la maîtrise (et pas seulement des «notions») d'Adobe Photoshop (Logiciel professionnel de traitement de l'image) et d'Adobe Indesign (Logiciel professionnel de mise en page), plus des connaissances en bureautique en prime et les qualités implicites de « rédacteur » pour la « Rédaction et suivi des supports presse » allant de soi… et bien tout ceci ouvre à un avenir radieux d'« employé non-qualifié » pour un non-avenir de « un ou deux ans » et pour un « salaire en fonction de l'âge ».
Quant à savoir s'il est progressif - comme les verres du même nom - ou dégressif ?, l'annonce ne le précise pas.

Une période donc calibrée pour presser le citron du plus ou moins jeune mais forcément « débutant », (?) « apprenti » mais créatif (sinon, pourquoi ces logiciels ?) et qui donnera le meilleur de lui-même, ce qu'utilisera ensuite l'employeur comme il l'entendra et pour la durée qui lui conviendra même après son départ en continuant d'exploiter les qualités de ses petites cellules grises.
Il n'y a en effet pas de « propriéte artistique » et de « droits d'utilisation » des « œuvres de l'esprit *» à revendiquer quand on est salarié et c'est bien pratique… (enfin, ça n'est pas si simple, mais l'objet ici n'est pas de développer ici ce sujet particulier).
* Le Code de la propriété intellectuelle (CPI) protège les droits des auteurs sur « toutes les œuvres de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la forme d'expression, le mérite ou la destination (article L 112-1 du Code de la propriété intellectuelle).
Magie de la Pensée Positive, on en conclura du coup que Marineland n'est pas une boîte spéciste… cqfd ! en effet, Culture d'Entreprise à tous les (bas) étages oblige, on n'y exploite pas uniquement les animaux… et comme les mots sont porteurs de sens - même parfois involontairement - on ne manquera en prime, d'apprécier malicieusement la formule maison si vraie :
« (…) Cette richesse, il la doit avant tout à son personnel (…) »
Quand survient alors une bonne nouvelle de dernière minute pour le DRH :
le Job de notre « Apprenti Bac+5 » consistant massivement à servir la soupe du Parc sur Trip-Advisor, l'usine va pouvoir réduire désormais les prétentions salariales de son candidat, car le volume de travail de son « Chargé de Communication » déjà non-qualifié… vient de s'allèger brusquement comme une peau de chagrin.

Trip Advisor a en effet déclaré le 12 octobre :
« Pour utiliser son influence au service du bien-être animal, le géant du tourisme TripAdvisor a annoncé qu'il cesserait désormais de vendre des billets pour des attractions qui permettent d'entrer en contact physique avec des animaux sauvages.
Quand la loi ne fait rien mais que votre position sur le marché vous permet de faire la loi, faites la. C’est en quelque sorte le propos du géant du tourisme en ligne TripAdvisor, qui a annoncé mardi qu’il cesserait dès aujourd’hui de permettre à ses clients de réserver certains types d’attractions qui mettent à mal le bien-être animal.

La décision vaut aussi pour sa filiale Viator. Il n’est pas clair en revanche si elle concerne uniquement les attractions aux USA, ou sur l’ensemble du globe.
Accompagné dans sa démarche par de nombreuses associations de protection des animaux, ainsi que par l’Association américaines des zoos et des aquariums, le puissant groupe a annoncé qu’il ne vendrait plus de tickets pour « des expériences de tourisme spécifiques dans lesquelles des touristes entrent en contact physique avec des animaux sauvages en captivité ou des espèces en danger ».
Il s’agit notamment de s’interdire la vente d’attractions qui offrent la possibilité de faire des balades à dos d’éléphant, de nager avec des dauphins, ou encore de caresser des lions. »
•••••••••••••••••••••••••••••••••••

L'annonce Pôle-Emploi :

• Numéro de l'offre 045PXHF

• Offre actualisée le 03/10/2016

Apprenti Chargé de communication (H/F)
Autres offres pour le métier : Chargé / Chargée de communication
Description de l'offre
Dans le cadre d'un contrat en alternance/professionnalisation => poste de chargé(e) de communication, mission de 1 à 2 ans en fonction du diplôme ou certification préparé (niveau bac + 4 ou Bac + 5 requis) :

1) COMMUNITY MANAGEMENT ET MEDIAX SOCIAUX (50% du temps) 
- Mise en place et suivi du planning éditorial de nos medias sociaux, en lien avec nos sujets RP (FB, Twitter, Instagram) 
- Moderation sur TripAdvisor (quasi quotidienne en juillet et aout)

2) RELATIONS PRESSE ET PARTENARIATS (25% du temps) 
- Redaction et suivi des supports presse et des évènements, gestion et suivi des demandes presses nationales et internationales

3) SIGNALETIQUE DANS LE PARC (25% du temps)
 - gestion de la production des supports signalétiques(maitrise de photoshop et/ou indesign souhaitée
Consulter les spécificités demandées
Entreprise
ZOO MARIN Marineland, le Parc d'attraction de la Côte d'Azur, offre un visage aux profils multiples, puisque c'est à la fois un Parc Zoologique, un Centre de la Mer (Recherche), et un Pôle Touristique.
Cette richesse, il la doit avant tout à son personnel qui regroupe des nationalités différentes, des compétences variées et des métiers très divers.
Pour intégrer ce milieu singulier et extraordinaire, plusieurs démarches s'offrent à vous : les stages, les jobs d'été et les emplois.
Détail de l'offre
Lieu de travail
• 06 - ANTIBES
Type de contrat
Contrat à durée déterminée - 24 Mois
Nature d'offre
Cont. professionnalisation
Expérience
Débutant accepté
Formation
• Niveau : Bac+5 et plus ou équivalent Exigé

Domaine : Communication entreprise

Diplôme demandé : bac +4 ou bac +5 et plus
Langue(s)
• Anglais Correct Souhaité
Permis
• Connaissances bureautiques
• Qualification
Employé non qualifié
Salaire indicatif
 
Complément(s) de salaire
• Remuneration selon diplome et age
Durée hebdomadaire de travail
35H Horaires variables

200 à 249 salariés
Secteur d'activité
Gestion des jardins botaniques et zoologiques et des réserves naturelles
Pour postuler à cette offre
Veuillez adresser par mail, votre CV et une lettre de motivation en précisant le numéro de l'offre à :
• ZOO MARIN Marineland - Mme responsable RH
• Courriel : marineland825@rhprofiler.fr

lundi 11 juillet 2016

TREMPETTE Force 10 à MARINELAND

RAS LE BOL
des manœuvres toxiques de Sans-Voix PACA… pas vous ?

Communiqué de Marineland du samedi 9 juillet 2016 :
Aujourd’hui, quelques individus se sont introduits dans le bassin des dauphins afin d’interrompre la représentation.

Avant tout, nous tenons à préciser que nos dauphins vont bien.
Nous condamnons cet acte irresponsable qui peut mettre en danger les animaux et les équipes.

Nous sommes désolés pour les personnes présentes, familles et enfants, qui ont assisté à cela et qui pour certains auraient pu être choqués.

Un grand merci au soutien chaleureux du public qui, malgré la gêne occasionnée, a su rester calme et solidaire des équipes de Marineland qui ont tout fait pour gérer au mieux la situation.
J'écrivais hier sur ma page FaceBook que cette action-choc, à la veille de la manif risquait d'être un boulevard pour la communication du Parc et aussi…
« Marineland et ses supplétifs de Nice-Matin sauront le mettre en valeur, n’en doutons pas, comme ils savent le faire déjà quand il ne s'y passe pas grand chose.»
Nice-Matin évidemment a repris la baballe dès lundi avec la souplesse dans le revers qu'on lui connaît, d'autant plus renforcé par la déclaration de désolidarisation immédiatement rédigée sur la page FaceBook des organisateurs de la manif dans une démonstration qui laisse sans-voix devant l'amateurisme tactique calamiteux du Collectif et sa communication de patronage.
Nice-Matin du 11 juillet / page 20
- Hier le collectif Sans Voix Paca a dénoncé cette opération coup-de-poing.
Pour Enzo Tornato,
« Il s'agit de militants isolés qui n'ont rien à voir avec notre mouvement.
Ils portent atteinte à notre cause qui se fait dans les règles.
Ils n'ont pas participé à la marche »
Pas besoin d'être voyant, ni extra-lucide, d'avoir lu Sun-Tzu en chinois et l'œuvre intégrale de Clausewitz pour comprendre pourtant que l'Organe de Propagande Gratuit du Parc est tellement prévisible qu'il suffit de lui présenter dans la gamelle sa soupe préférée pour qu'il se jette dessus.

Comble de l'attention, le plat tout préparé par Sans-Voix PACA a été servi fumant à Nice-Matin par le porte-parole du collectif, et le journal sait qu'il peut compter désormais sur ces tacticiens du dimanche qui réagissent dans l'instant sans réfléchir au-delà de douze secondes aux conséquences de leurs paroles.

Les animateurs de la kermesse mensuelle préférant tout renier quitte à tirer un chargeur complet dans les pieds des opposants de tout poil luttant contre le Parc plutôt que de risquer de se faire ravir la vedette de la notoriété tant attendue du lundi matin : l'annonce d'Agence de Presse standard diffusée par l'ensemble de la presse Nationale.
ICI, LA et ailleurs

Les activistes toulousains sont venus de loin, ont mouillé la chemise, fini la soirée au commissariat, et repartent avec sans-doute quelques rendez-vous devant le Tribunal… 
Ils ont eu droit à cinq lignes, mais c'est encore cinq lignes de trop, pour des gens « qui n'ont pas respecté les règles »

Mais qui dicte les règles ?

Il aurait pourtant suffit de répondre à la gourmandise de la feuille locale quelque chose du genre :
« Chacun mène la lutte comme il l'entend » suivi d'un gros clin d'œil goguenard…

« Ils n'étaient que 8, ils seront bientôt 100, il faut s'y attendre puisque rien de change…»


« Ces huit rebelles finissant dans l'eau, leur action sera étiquetée « Trouble à l'Ordre Public ».
Quand ils seront 100 dans les gradins et bien au sec, il s'agira du - Droit à l'expression et à l'information - »

Mais non.

On chipote sur les hypothétiques contaminations de microbes importés dans le chlore vers des animaux farcis d'antibiotiques depuis la naissance, sur le stress présupposé des dauphins, et l'âge du capitaine.

La question d'ailleurs n'a même pas été posée aux organisateurs par le journaliste, ils se sont empressés de « commenter » eux-mêmes, le plus vite possible et un copié/collé aura suffit. (sur FB on n'écrit pas… on commente et la réflexion est une option).

Respecter les règles à ce point, s'inquiéter si obséquieusement du confort des gentils-policiers-habitués-qui-ont-si-chaud-sous-leur-gilet-pare-balles, prendre la peine là de « commenter » que « piquer une affiche de Marineland, c'est du vol »… être si peu transgressifs, ça commence furieusement à ressembler à de la collaboration.

En attendant, les affaires continueront de continuer pour le Marineland comme pour le reste des ignominies courantes.
La non-violence, comme le disait Gandhi, ne consiste pas à « s’abstenir de tout combat réel, face à la méchanceté ».
La non-violence est celle du cœur, celle qui refuse la vengeance gratuite, la casse aveugle.
Mais il en va tout autrement quand il s’agir de défendre une cause que l’on considère comme juste.
La volonté de la faire triompher est hélas à ce prix, sauf à se réfugier dans la lâcheté.

Je n’hésite pas à dire que là où existe seulement le choix entre la lâcheté et la violence, il faut se décider pour la solution violente »
Et il n'y a eu aucune violence physique de la part des activistes toulousains…
Vidéo ICI 

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L'action directe, vue par Yvon Godefroid sur son site de référence
« DAUPHINS LIBRES ET DAUPHINS CAPTIFS »

mardi 21 juin 2016

Nice-Matin persiste et signe



Il ne sera pas question ici de Marineland, mais à nouveau de la façon qu'a le quotidien régional NICE-MATIN de (mal)traiter l'information locale en raison de  :
  • l'incompétence ?  
  • la négligence ? 
  • l'inculture générale ? 
des pigistes en charge.

On trouvera déjà ICI une réaction à ce type de dérapage lamentable. Quelques jours plus tard, j'en appelais même au respect de la déontologie de son métier le Rédacteur en Chef et pointais vers un autre Blogue documentant largement cette « bavure ».

Il semblerait qu'une piqûre de rappel soit nécessaire car le même laisser-aller de la rédaction de Nice-Matin a validé cette fois (de trop) la publication d'un papier - non signé - affligeant…

Voici en effet qu'une MANIFESTATION NATIONALE, s'exprimant également à Nice dimanche 19 juin et prenant position contre les abattoirs et les massacres industriels de masses des animaux dit domestiques fait les frais d'un non-professionnalisme chronique et démontre l'incapacité évidente du quotidien à produire une information de qualité digne de ce nom et à tenir son rang d'organe d'information locale. 

Si le travail journalistique consiste entre autres à faire mieux comprendre à ses lecteurs les courants variés parcourant la société, à les expliquer, voire même à argumenter « contre », cette glissade indigne est alors au journalisme ce qu'une blague Carambar est à la philosophie des Lumières.

L'auteur anonyme mais couvert par son employeur réussit en quelques lignes d'une rare indigence imbécile à faire la démonstration du pire de ce peut imprimer ce journal, un acte qu'il parachève d'une faute grave de désinformation consistant à minimiser avec une mesquinerie troublante le nombre de participants.

Quelques grossiers préjugés simplistes de comptoir se manifestent sournoisement en guise d'argumentaire, aucun développement ne renseigne sur les tenants et les aboutissants de l'événement.
Le mépris total et insultant pour les acteurs impliqués est patent et leur action est réduite en quelques mots à des pitreries burlesques et inconséquentes.

Mais gageons que les effets induits seront bien plus graves pour Nice-Matin : en se conformant servilement à ce qu'ils imaginent être la grille de lecture de son public de base, l'auteur et donc la Direction de la Rédaction les insultent également en les assimilant à un ramassis de « beaufs », mâles et femelles.

Souhaitons que cette politique rédactionnelle d'auto-destruction s'avérera aussi rapide qu'efficace…


Pour la postérité et les écoles de journalisme, l'article de Nice-Matin du lundi 20 juin 2016 :


« Le poisson pané ? », hurle un chevelu au mégaphone.
« C'est de la violence », s'époumone la foule en face.
« Ouaf, ouaf », s'égosille un chien en laisse.
« Le jambon ? » : « c'est de la violence ! », « Ouaf, ouaf ».
« Les côtes de bœuf ? »…
Une cinquantaine de militants anti-abattoirs a manifesté, hier sur la place Massena à Nice. Derrière une grande banderole et des pancartes montrant des cochons ensanglantés, des veaux conduits à la mort, des oies avec un cœur, ils ont scandé : « Les humains, les animaux, nous sommes tous égaux ! Justice pour les animaux ! ».
Vegans pour les uns, juste anti-carnivores pour les autres, tous partisans de la révolution alimentaire, ils ont promis un combat total contre la boucherie : « Nous sommes des soldats de la première armée non-violente du monde. Nous aurons des ampoules aux pieds, des bleus aux bras, du sang dans les cheveux mais nous marcherons contre le vent. Nous sommes déterminés, nous entendons leurs cris…»

…et pour développer la plasticité neuronale des galériens de la pige et élargir leur champ de conscience sur le vaste monde, voici sur le sujet les considérations d'un autre « chevelu », Aurélien Barrau, accessoirement astro-physicien :
Le combat animalier est frère des combats d'émancipation et de libération

Mise à jour du samedi 25 juin 2016

Voici l'étrange droit de réponse… mais de Nice-Matin qui « répond » donc sans citer précisément les questions qui lui on été posées, le lecteur de PQR s'en contentera…
Evidemment, c'est un surréaliste droit de réponse à des réactions et des sources que le journaliste ne publie pas, qui ne donne pas les termes des reproches et des remarques émis…, « le coup du mépris » habituel et l'union sacrée d'une presse qui, de moins en moins crédible est devenue inaudible… qui se délite sous nos yeux effarés. 
Vous allez voir que ces Gardiens des Libertés, drapés dans leur dignité rapiécée couineront bientôt : « Le fascisme ne passera pas ». 
Pour les « plumitifs » c'est quasi comique à observer !



et le débat bat son plein sur l'internet…

Lien vers la page de protestation FaceBook

jeudi 2 juin 2016

La perversité assumée s'affiche…




Le public commence à comprendre,
les affaires ne sont plus si florissantes, 
le service communication est prêt à tout.

Fil de discussion ICI

vendredi 20 mai 2016

Météo de Parking


Marineland, 20 mai 2016, 14:00

 

il fait un temps superbe sur le parking du Marineland d'Antibes… pourvu que ça dure.
Pas un mirage ce désert de bitume, mais la vraie réalité, de celle qui peut même être ponctuée parfois d'orages de catégorie « biblique » quand l'eau s'écoule vachement bien sur la dalle géante si imperméable… Good, good, gooood vibrations !

 

dimanche 15 mai 2016

Alerte à Bijou Plage



Ce blog est une minuscule partie de la grande « Guerre de Civilisation » menée par une multitude de prises de consciences individuelles s’opposant à cette abjection décadente qu’est le Marineland d’Antibes.
Pas plus mais pas moins.
Il déborde rarement de cette ligne.

Mais le 14 mai, profitant à juste titre de l’appel d’air du Festival de Cannes, Sea Shepherd a tenu une conférence de presse sur ce thème à Bijou Plage, sur la Croisette.

Vu que ça concerne directement l’objet du blog, je m’autorise donc à commenter l’événement comme je le ressens.
Juste un ressenti, pas plus et pas moins…
je ne connais pas personnellement Paul Watson, pas davantage Pamela Anderson.

Ce que j’ai retenu ici, c‘est que cette femme fait le job, vaillamment sans le surjouer comme le souhaiteraient tant ses contempteurs.
On sent pourtant bien une déception en réponse à leur demandes avides : pas de décolleté vertigineux, pas de talons aiguilles affolant le mâle mais des chaussures plates, pas de comportement de starlette ni la moindre pose suggestive à damner le paparazzi en maraude.

Elle est sérieuse Pamela et patiente avec ça… si consciencieuse quand elle fait prendre connaissance du Tilikum Tank à la meute de journalistes hérissés de micros et sous les flashes des photographes.

Le Tilikum Tank

Moi, je la trouve attendrissante quand elle pourrait courir les cocktails chics à l’autre bout de la Croisette.
Sea Shepherd en a fait son ambassadrice et donc « elle optimise » - elle aussi - un process événementiel.
Mais il y a une ENORME différence avec cette référence au propos de l’ancien directeur de Marineland Bernard Giampaolo : si les orques du Marineland garantissent par leur exploitation jusqu’à la mort la fortune du Parc Marin dans ce cirque mortifère, Pamela elle, s’est portée volontaire, personne ne l’oblige à faire le show ni à sauter dans la fosse aux lions du grand bain.

Les mêmes qui la critiquent d’une bordée d’insinuations aussi sexistes qu’infectes quand ce ne sont pas des injures graveleuses ne se déplacent en fait - et essentiellement - que pour la distribution du rôle, là… dans la case où elle devrait se maintenir à jamais selon eux.

Le populo comme les intellos adorent ce qui permet de mieux la détester tels ces parlementaires méprisants et méprisables épinglés actuellement pour leurs comportements de machos primitifs.

Ils s'étaient tous pourtant précipités avec condescendance pour la rencontrer sous les Ors de la République, mais « malgré eux » hein !,  comme les voyeurs assistent à un accident.

Assise à droite de Pamela lors du repas de midi, il y avait l’immense Danseuse Etoile Sylvie Guillem,


devenue membre du staff Sea Shepherd et en face d’elle, le grand Jacques Perrin.



Personne ne les entourait, ne les photographiait, ni ne leur posait de questions pertinentes sur les raisons de leur engagement… on leur aurait plutôt presque demandé de se pousser, bousculé… pour LA photo qui compte vraiment.

Les journalistes avaient le choix… ils n'ont même pas vu la Danseuse sacrée Etoile à 19 ans, ni même identifiée.

Paul Watson ne s’y trompe plus depuis longtemps, il n’a probablement aucune illusion sur le genre humain et cette probable misanthropie ne semble pas le rendre plus heureux.

Merci Pamela de jouer le meilleur rôle de ta carrière.

Moi, dans mon rôle de mec, j’ai parfois honte.


mercredi 11 mai 2016

DES VERTS ET DES GRISES MINES !

dimanche 24 avril 2016

Direct8 dans le mur / Billet invité / par Isa Van der Wende

« Ce dont ces animaux ont besoin, c'est de notre absence* »

(* Citation adaptée de Jurassic Parc N° 2 - Le monde perdu) quand ce film se conclut sur une interview télévisée de John Hammond, qui demande instamment à ce que les îles deviennent des réserves naturelles pour les dinosaures et que l'homme ne cherche plus à y intervenir).

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La Trash TV dans ses œuvres…  « Au cœur de Marineland » ?

Consternant !

Déjà, la bande-annonce de ce manifeste publi-reportage à la gloire de cet immonde bagne pseudo-marin à but lucratif qu’est le Marineland d’Antibes était à vomir.

Le déballage complet du paquet promotionnel « à une heure de grande écoute » fait cette fois l’effet d’une purge. 

Cette désinformation odieuse n'est pas à l'honneur d'une chaîne responsable, en matraquant un message à retombées publicitaires où sont soigneusement occultés maltraitance, surmortalité et abus divers sur des animaux confinés dans des bocaux, par des commerciaux sans scrupules pour des voyeurs ignorants, confiés à des incompétents sans autre formation qu’«interne » de l’un à l’autre. 

Les bêtises débitées sans sourciller ne laissent aucun doute quant aux lacunes des « soigneurs ».

Le calamiteux « sauvetage » d’une « mouette » (en fait un goéland), manipulée en dépit du bon sens devant les caméras, est à l’instar de l’improvisation continuelle et de l’amateurisme joyeux.

La « réadaptation » de tortues « à la vie marine » à laquelle on les a empêchées de s’adapter seules à l’origine, pour en relâcher trois qui ne risquent pas de repeupler la Méditerranée ni revenir pondre « sur leur plage de naissance », laisse pantois sur la pertinence de cet « exploit » inepte.

Les « relations » vantées mais douteuses, ne satisfont que les humains. 

Ces animaux sauvages n'ont pas demandé à être là, n'ont rien à y faire et encore moins y faire les clowns ni les trophées photo au mépris avoué de leur santé : les océans n'ont rien à voir avec de la mer(de) en boîte.


En ce qui concerne les cétacés, la chaîne Direct 8 (D8, du Groupe Canal+), pourrait respecter son public, à défaut de respecter les animaux, en ne faisant pas miroiter cette archaïque et immonde exploitation, voire en diffusant Blackfish, l'envers du décor à paillettes et la souffrance des orques captives, ainsi que le reportage The Cove (La baie de la honte) où les massacres de dauphins sauvages à Taiji au Japon alimentent en esclaves les parcs marins pour « faire plaisir » à un « public » friand de leurs acrobaties forcées et en mal de pelotages, de par le monde, dont D8 fait l'apologie dans ce programme.

Les documentaires sur les ours polaires, otaries, manchots, en milieu naturel (la banquise et les eaux glacées !) ne manquent pas non plus...

D8, en cautionnant Marineland, vous normalisez tout un système atroce de racket sur la vie sauvage, sa maltraitance et sa mort, indigne d'un monde qui se prétend civilisé.

Mais vous aurez peut-être bientôt, qui sait, matière à diffuser le reportage d'une noyade de masse, par nouvelle inondation dévastatrice ou séisme qui aura brisé les vitres des bassin(e)s des cétacés et requins.

L'on comprendrait sans doute enfin mais un peu tard, que jalouser le monde marin n'a pas que des « bons côtés » pour les sorties familiales, et que l'argent n'achète pas tout.

Isabelle Van der Wende

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TéléStar

19 mai 2016 : mise à jour importante
Black Fish sera diffusé à nouveau sur la chaîne européenne ARTE cet été 2016 (2 juillet) 

02 juillet 2016 : mise à jour.
Le REPLAY de BLACKFISH, diffusé le 2 juillet en prime-time, est disponible jusqu'au 10 Juillet sur le site d'Arte.

Si tout le monde ou presque maintenant a entendu parler de Blackfish, vous ne connaissez peut-être pas celui-ci qui vous éclairera encore un peu plus : 

A fall from freedom
Citation : 
«Ce spectacle n'est qu'une démonstration de domination,
il nous enseigne que la domination
est bonne, juste et qu'elle fonctionne ».