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samedi 13 février 2016

Nous, le Peuple…

ou la réflection collective de trois internautes concernés.

A propos de l'amendement du Sénat concernant les delphinariums de France.

M. D.
Article mis à jour le 29 février 2016 (Nouveaux liens et textes)
Article mis à jour le 26 février 2016 (Nouveaux liens)

Le Sénat détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée Nationale.
« Nous le peuple » (et on nous pardonnera l’emprunt de cette formule aux Etats-Uniens), pourrions espérer voir sortir de cette assemblée d’élus censés nous représenter, des décisions dont l’intelligence, le sérieux des analyses et les hauteurs de vue forceraient notre admiration et donc notre respect, quand bien même certaines de nos opinions individuelles pourraient diverger.

Ça n’est pas le cas et dans le sujet qui nous préoccupe ici, à savoir le sort qui est fait aux animaux exploités dans les parc marins.
Or nous sommes affligés de voir le manque de sérieux des argumentaires accumulant les contre vérités et approximations dignes d’un débat de café du commerce, certainement pas ce que l’on attendrait de cette vertueuse assemblée.

Quant à la défense des Grands Principes (de ceux que retient l’histoire), que dire de cette parole de ministre :
« De tels parcs sont des structures créatrices d’emplois ; je pense donc que, tout en restant vigilant, il ne faut pas non plus avoir d’attitudes trop rigoureuses sur ces sujets.»

Rien en effet : on ne peut qu’en rester sans voix.

Voici donc  une tentative de décryptage du travail de NOS représentants…

lundi 8 février 2016

Le Sénat, l'amendement n° 357 et Hatari

Séance du vendredi 22 janvier 2016 

M. le président.
L'amendement n°357, présenté par Mme Blandin, MM. Dantec, Labbé et les membres du groupe écologiste, est ainsi libellé :

Après l’article 46 ter Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article L. 413-2 du code de l’environnement, il est inséré un article L. 413-2-
... ainsi rédigé :
« Art. L. 413-2- – La capture et l’importation de cétacés à des fins de dressage récréatif sont interdites. »
II. – Le présent article entre en vigueur six mois après la promulgation de la présente loi.

La parole est à Mme Marie-Christine Blandin.
Mme Marie-Christine Blandin. 
Cet amendement concerne les delphinariums de France, sujet sensible dont il a beaucoup été question ces derniers temps. Nous avons tous en tête les images d’un Marineland situé sur la Côte d’Azur qui a été dévasté par les intempéries d’octobre dernier.
Nous avons tous vu les orques, les tortues et les otaries évoluer dans une eau boueuse et contaminée qui fragilisait vraiment leur survie.
En prévoyant que « la capture et l’importation des cétacés à des fins de dressage récréatif sont interdites », notre amendement vise à tarir la source : on ne pourra plus importer ces animaux s’ils viennent du monde sauvage.


vendredi 20 novembre 2015

Conditions de captivité des orques du parc Marineland d'Antibes (Question au Sénat)

Question écrite n° 18911 de M. Jean-Vincent Placé
(Essonne - Écologiste)

publiée dans le JO Sénat du 19/11/2015 - page 2677

M. Jean-Vincent Placé attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les conditions de captivité dans lesquelles les orques du parc Marineland son détenues.

Les orques sont retenues en captivité dans des espaces insuffisamment grands, ce qui ne leur permet pas d'effectuer l'exercice physique nécessaire à leur équilibre tandis que dans la nature, ils parcourent une centaine de kilomètres par jours. 
L'eau des bassins, qui constitue leur espace vital, est fortement chlorée. Selon le témoignage d'un ancien dresseur du parc, cela abîme fortement la peau et les yeux des dresseurs et surtout ceux des orques qui sont constamment dans les bassins. Ces mauvais traitements leur causent des dommages psychologiques.

En effet, il a été établi que, sujets au stress pendant les représentations et à l'ennui lors des temps de « repos » pendant lesquels ils n'ont pas la place d'évoluer dans le bassin, ces animaux développent des comportements agressifs envers leurs compères mais également envers les professionnels qui s'en occupent. 
Des agissements suicidaires ont également été constatés tels que celui de Freya, décédée en juin 2015 et qui avalait du sable de filtration. 
De plus, leur alimentation, qui n'est pas aussi variée que celle qu'ils trouvent dans les océans, est à l'origine de carences alimentaires, elles aussi susceptibles de générer des attitudes dangereuses. Enfin, en captivité, les orques ne sont pas aptes à se reproduire. 
Les vétérinaires se chargent alors d'inséminer les femelles en n'hésitant pas à utiliser les semences de mâles de leur famille, alors que les faits de consanguinité ne sont qu'extrêmement rares chez les orques libres.

Il remarque que ces conditions de captivité ne sont pas respectueuses des objectifs de la directive 1999/22/CE du Conseil, du 29 mars 1999, relative à la détention d'animaux sauvages dans un environnement zoologique dont la réalisation passe par la prise de mesures respectueuses des besoins biologiques et physionomiques des animaux captifs. 
Les articles 10 et 12 de l'arrêté du 25 mars 2004 pris en transposition de la directive le rappellent. 
Il note également l'absence de sanctions prévues par les textes tandis que l'article 8 de la directive affirme la nécessité de prendre des dispositions « efficaces, proportionnées et dissuasives ».

Ainsi, il souhaite connaitre les intentions du Gouvernement en matière de contrôles effectués dans les parcs afin de veiller au respect de la règlementation prise en transposition de la directive du 29 mars 1999.

En attente de réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
On remarquera à côté de ceci que l'on n'a jamais entendu notre homme prendre position sur la « régulation » des loups, le gavage des oies, les pratiques ayant cours dans les abattoirs…