mercredi 4 décembre 2024
Epilogue ?
mardi 24 septembre 2024
Neuf ans plus tard…
Au sujet des inondations de La Brague…
(Cliquer sur le tag "Inondations")
jeudi 22 février 2024
A dauphin, dauphin et demi
Dans son habituel spécisme (condamnant au bagne des innocents, forcés de faire les clowns pour amuser la clientèle amatrice de pseudo-mer en boîte),
le Marineland d'Antibes nous gratifie d'un scoop : les orques ne seraient donc pas des dauphins...
Les angliches ont eu beau se planter d'appelation avec "killer whale" (baleine tueuse),
Orcinus orca est pourtant bel et bien classé comme de la famille du "dauphin" par la biologie (cétacé à dents membre du genre Delphinidae).
Anticipant la loi, interdisant la captivité à des fins commerciales de ces individus en 2026, le Marineland ne présente déjà plus de spectacles avec elles
(mais à ce jour de février 2024 elles sont toujours là à les encombrer).
Or sans orques (mais avec des "dauphins") le "public" n'est pas content. Abawi cépapareil...
mercredi 1 juillet 2020
dimanche 23 février 2020
Dauphins libres et Dauphins captifs
Yvon Godefroid
L'ombre et la lumière
Isa-Glm Vg Wende
vendredi 21 février 2020
Marineland ou la lamentation des hypocrites
« Nous avons l'immense tristesse de vous annoncer le décès de notre grand dauphin de 40 ans Lotty »…
…nous communiquent ses bourreaux.Le très révélateur emploi de l'adjectif possessif «notre» ne nous échappe pas, il achève de sceller, dans les termes, l'objet de leur propriété.
« C'est un vrai coup dur pour toutes nos équipes animalières qui dédient leur vie à ces animaux et ont veillé jour et nuit sur Lotty »……continuent-ils.
«Animalières», «animaux» et oui ce ne sont que des animaux après tout, et en plus il faut s'en occuper de ces bestioles, ça demande beaucoup de boulot...
Rappelons que les «animaux», dont ils parlent et s'octroient la propriété, n'ont rien demandé à personne, sauf à vivre comme leurs congénères Sauvages une Vie indépendante et trépidante, parcourant Libres des milliers de kilomètres dans les Océans et les Mers !
Les matons d'Antibes seraient-ils subitement enclins à la dépression devant les morts qu'ils infligent ?
Auraient-ils besoin des antidépresseurs qu'ils distribuent si généreusement à leurs bagnards ? (1)
Il est vrai que depuis son ouverture en 1970, 47 morts (déclarés) sont à déplorer rien que chez les Cétacés dans ce parc.
Ce qui fait quand même, en moyenne, un gros cadavre de Dauphin ou d'Orque à sortir des bassins et à véhiculer jusqu'à l'équarrissage tous les ans, ça finit peut-être, à la longue, par peser, un peu lourd, sur les consciences ?
Enfin on peut toujours l'espérer...
Lotty vient donc de mourir à 40 ans, après avoir servi pendant 37 ans l'industrie du «divertissement» humain.
Mais ce que ses tortionnaires oublient volontairement de dire à leurs visiteurs, c'est qu'elle faisait partie des trois dernières Delphines de leurs bassins à avoir été capturées dans leur milieu naturel.
En effet, Lotty, mais aussi Sharky et Malou toujours emprisonnées à Antibes, sont nées Libres et ont été arrachées à leurs familles pour être exploitées dans les delpinariums.
Lotty et Sharky nées sauvages en Floride ont été capturées en 1983 à l'âge de 3 ans, et Malou née sauvage à Cuba a été capturée en 1985 à l'âge de 5 ans.
Lotty, avant d'aboutir à Antibes en 2005, avait d'abord «vécu» dans 2 delphinariums anglais, puis avait été transférée de Kolmarden en Suède.
Elle a mis au monde, ou plutôt devrait-on dire au bassin : Lotus (envoyé dans un parc marin au Portugal), Lyraqui (restée à Kolmarden), Fenix (mort à Antibes), et au moins un autre petit mort peu après sa naissance le 1er janvier de cette année 2020.
Son fils Fenix avait été transféré avec elle depuis la Suède jusqu'à Antibes où elle dû assister à sa mort le 10 octobre 2009, à l'âge de seulement 8 ans.
Sharky est l'amie d'enfance de Lotty.
En 1993, grâce aux campagnes acharnées des activistes anglais, quand le Flamingoland dû fermer ainsi que tous les delphinariums d'Angleterre, trois Dauphins eurent la chance inouïe de pouvoir recouvrer leur Liberté.
Malou, a elle été capturée dans les eaux de Cuba en 1985.
Lotty et Sharky ont donc passé les trois premières années de leur vie dans l'estuaire de Charlotte Harbor, au sud-ouest de la Floride, qui est «un paradis pour les dauphins» qui y demeurent depuis des siècles.
Pour faire passer la pilule de tout ce que ces individus ont vécu et auraient pu vivre, pour qu'ils oublient tous leurs enfants et congénères morts ou malades à leurs côtés, pour qu'ils tuent l'ennui et les désirs, pour qu'ils effectuent jusqu'à la mort les chorégraphies stupides afin d'obtenir leur pitance sans faire de vagues, pour endormir leurs douleurs physiques et psychologiques, heureusement, comme dans tout bon centre de détention (ici à perpétuité), il existe : la pharmacie...
#MARINELAND2020CESTLAFIN
#Antibes
(1) https://www.dauphinlibre.be/la-petite-pharmacie-du-marinel…/
(2) https://www.cetabase.org/captive/cetacean/marineland-antibes
(3) https://one-voice.fr/…/sharky-et-lotty-doyennes-des-dauphin…
(4) https://www.cetabase.org/captive/cetacean/marineland-antibes
(5) https://one-voice.fr/…/sharky-et-lotty-doyennes-des-dauphin…
Excellent article, également d'Yvon Godefroid.
jeudi 19 décembre 2019
Black Friday : Orques usagées à vendre aux plus offrants…
Décembre 2019.
• Parution d'une lettre d'Ingrid Visser, la biologiste marine spécialiste des orques, adressée au président français, comme quoi elle a eu vent du projet d'un transfert des orques du Marineland vers la Chine et le suppliant d'intervenir pour les garder ici sous protection de notre législation.Certes, les vendre avant que le vent de la ruine et de la faillite ait fini de tourner, c'est une option rentable, mais alors que leur réorientation devrait rimer avec le financement de la réhabilitation de leurs clowns forcés, on sait très bien que le fric qu'ils ont gagné sur leur dos et qui devrait servir à payer cette réhabilitation, a été claqué, distribué aux actionnaires du fonds d'investissement anglais derrière Parque Reunidos... l'océan est immense, le monde des gougnafiers tout petit...
• L'association de protection animale One Voice lance une pétition protestant contre ce transfert et réclamant un sanctuaire pour elles.
En revanche l'est tout autant celui des zoos, qu'il s'agisse d'une vente ou d'un « simple » transfert dans un parc situé en Chine mais appartenant déjà à Parque Reunidos.
En effet, rappelons que le zoo de Beauval s'enorgueuillit et récolte les retombées financières d'un « programme » d’élevage en « partenariat » avec la Chine, pour les emblématiques pandas (le petit panda actuellement séquestré et malmené en public lors de son anniversaire en 2018, ayant le malheur d'être un mâle, ne connaîtra jamais la liberté et le loisir de choisir ses partenaires qui lui seront imposées dès et tant qu'il aura du sperme, alors que les retombées sonnantes et trébuchantes tombant dans la poche de Beauval ne verront pas un centime consacré à la protection de son biotope naturel où des dizaines de pandas pourraient s'épanouir librement).
Or le président des zoos français, qui avait activement participé à la casse de l'arrêté sur les delphinariums en Conseil d'Etat, n'est autre que le patron de Beauval.
Lequel n'ayant déjà aucun scrupule pour rentabiliser jusqu'au dernier os chaque animal tombant dans des griffes cupides, n'a aucun intérêt à se mettre « mal » avec « les Chinois » ! rageux qu'il doit être qu'après la gaffe de Ségolène Royal, qui a rendu public son propre projet de delphinarium, et le tollé général y compris de ses habitués, il ait dû le remettre sans sa poche.
Mais s'il ne fallait pas se laisser abuser par un possible joli coup médiatique ? par une opportune « fuite » interceptée, le champ de la manipulation médiatique envisageable est ouvert :
- Faire faire sa pub par les associations, et remplir le parc et l'hôtel aux carnets de commande vides pour Noël, pour que les amateurs d'animaux en boîte affluent « pour une dernière fois » voir les orques « qui risquent de partir en Chine », déjà qu'ils sont tout contents de ne pas « avoir à faire un voyage » pour en voir... grâce à un bien tiède et laconique « démenti » relayé par un simple titre l'affirmant dans Nice-Matin, repris par 20minutes.fr et 1001infos, qui ne suffit pas à C'est Assez pour y croire, dans sa lettre ouverte pour réclamer du Marineland qu"il « se mouille » plus que ça.
De fait les orques ne leur appartenant pas, mais propriété de leur maison-mère, cela ne les engage à rien, et il n'y a guère que la sauvegarde des emplois dédiés qui pourrait inquiéter le Marineland.
- Noyer le poisson de leur incompétence et faire abandonner aux plus pusillanimes l'idée même de se battre contre leur captivité, en agitant l'épouvantail « des vilains chinois ».
Le sophisme du « il y a pire ailleurs donc je suis le meilleur donc c'est très bien ce que je fais » est vite admis par pas mal de commentateurs, un piège que, appuyée par One Voice, relaie malgré elle Ingrid Visser.
Laquelle - en s'adressant au Président Macron, et non au ministre de tutelle des cirques marins français, en ayant comme seul maigre argument « les pauvres petites bêtes mal soignées », et non la remise en cause de la marchandisation et de l'esclavage scandaleux d'êtres reconnus en Inde comme personnes non-humaines - se heurte de plein fouet au mur de la logique de rouleau compresseur dudit président (qui doit bien rigoler, lui qui vient par ailleurs de signer un nouvel accord d'exportation de viande française avec... « les Chinois »!) : valoriser les actifs potentiels qui dorment ou ne rapportent pas assez à son goût tant qu'ils valent encore quelque chose (on le voit déjà à l'œuvre avec les arbres centenaires de nos forêts actuellement rasées, embarqués directement dans des camions... chinois, dans le silence médiatique qu'il convient aux saloperies discrètes et de l'indifférence au monde du Vivant utilisé systématiquement comme une planche à billets).
Ramener le sort des cétacés confinés dans un delphinarium à des considérations dignes d'un refuge SPA, c'est louper de loin l'enjeu civilisationnel d'un monde agonisant, agité des derniers soubresauts d'une asphyxie par l'argent sale, dont les animaux sont les premières victimes.
Voici comment le monde vient à sa fin.
Aucun éclat, juste une faible plainte
- T. S. Eliot, the Hollow Men -
MISE A JOUR
C'est Assez lançait une pétition en ligne pour octroyer le statut de personnes non humaines aux Cétacés (comme c'est déjà le cas en Inde).
SVP n'hésitez pas à la signer vous aussi si ce n'est déjà fait.







